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Assise sur les timbres graves et veloutés d'une contrebasse jazz, les volutes gutturales d'un chant joik montent lentement vers le ciel. Issue des populations indigènes du nord des pays scandinaves, cette voix retrace du fond de sa gorge les colères et la douleur du peuple Sami.
Dans l'atmosphère calme des mois nocturnes de l'hiver nordique, le contrebassiste Steinar Raknes tisse ainsi un tapis soyeux pour le chant a capella aux incantations mystiques de Inga Juuso et Skáidi irradie. Car ce chant traditionnel joie, qualifié de chanson du diable par les missionnaires, résonne comme une caresse aux vertus apaisantes et aux évocations de grands espaces. Un havre sensible que sillonne ce duo improbable sur les pistes émouvantes et fragiles de l'improvisation.
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Une guitare acoustique aux intonations flamenco, une calebasse qu'elle bat de ses pieds dénudés, une présence scénique et un charisme hors du commun, Marianne Aya Omac s’exprime indifféremment en français, en espagnol ou en anglais, d’une voix digne des plus grandes chanteuses noires américaines, fille de Tracy Chapman, de Liz Mac Comb et Joan Baez, transportée et énergique, émouvante, parfois bouleversante.
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